Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
Stade Lavallois Museum

Stade Lavallois Museum

Site consacré à l'histoire de l'équipe de football du Stade Lavallois et aux valeurs portées par les joueurs au maillot tango.

Les attaquants.

Ils nous ont fait rêver

 

Ils n’ont passé parfois qu’une seule saison au Stade Lavallois. Ils ont connu la gloire sous d’autres maillots. Ils sont défenseurs, milieu ou attaquants.

A l’occasion d’un prêt ou d’un contrat pour relancer leur carrière, ils ont déposé leurs valises sur les bords de la Mayenne souvent par hasard. Laval ne représente qu’une ligne sur leur CV de joueurs professionnels.

Originaires de Paris, du Nord ou des rives de la Méditerranée, talents en devenir ou vieux brisquards, ils ne s’avaient rien du maillot Tango.

Pourtant au fil des matchs, ils ont contribué à l’incroyable aventure du Stade Lavallois et ont marqué à jamais nos rêves de supporters.

Et puis ils sont partis laissant derrière eux des souvenirs à jamais inscrits dans l’histoire de notre club.

On en parle encore les soirs de matchs à Le Basser au détour d’une conversation comme de vieux  amis que l’on ne peut pas oublier. 

 

 

Les Attaquants  

 

 

   

Chérif Oudjani (saison 1985-1986)

 

sl 259

 

 

 

Né le 9 Décembre 1964 à Lens

 

Fils d’Amhed Oudjani star du Racing Club de Lens des années 60, cet attaquant longiligne a été formé à Lens. Après deux saisons d’apprentissage chez les sangs et or , il est prêté à Laval alors en manque de buteur. En effet les joueurs de Michel le Milinaire n’avaient  pas su trouver le chemin des filets lors des quatre premières journées de championnat.  Doté d’un bon jeu de tête mais aussi très habile balle au pied, il ne va pas tarder à faire parler la poudre. Dés son premier match sous les couleurs lavalloises face au PSG, il marquera au bout de 3 minutes de jeu. Grâce notamment à un triplé contre Toulouse, le nouveau numéro 9 Tango affichait  déjà à son compteur la bagatelle de 10 buts à la fin des matchs allés.  Il était le complément idéal du stratège Patrick Delamontagne et du rapide ailier Thierno Youm. Le public lavallois avait enfin trouvé un possible successeur au grand Uwe Krause.

Malgré une deuxième partie de saison moins prolifique en but, Cherif Oudjani termine à la 7éme place du classement des buteurs avec un total de 14 buts en 31 matchs. Il fut l’un des grands artisans de la 11éme place du Stade Lavallois en cette saison 1985-1986.

A la fin de la saison, il retournera à Lens, laissant le public de le Basser orphelin de son « Cherif ».

Il continua sa carrière  dans deux nombreux clubs de 1ère et de 2émme division. International algérien (21 sélections), il remporta la Coupe d’Afrique des Nations  1990 avec l’Algérie en étant le buteur de la  finale  contre le Nigeria.  But de la finale : link

 

 

Laval n’oubliera jamais ce grand gaillard un peu timide venu du Nord.

 

 

SL 030 sl 262

 

P1010102

 

 

 

 

   

  

 

 

 

Jacques dit Jacky Vergnes (Saison 1976-1977)

  

   Guide But 024

   

Né le 21 juillet 1948 Malgas  (34)

 

Né prés de Béziers, ses qualités athlétiques le prédisposaient au rugby.  Mais ses parents ayant déménagé à Sète  ville du  prestigieux  FC Sète (Deux fois Champion de France en 1934 et 1939), le petit Jacky Vergnes  se tourne naturellement vers  le football. . Doté d’exceptionnels moyens physiques et d’une bonne frappe de balle, il est repéré en 1966 par le grand frère Héraultais, le SO Montpellier alors pensionnaire de Division 2 . Après deux années d’apprentissage, il rejoint le club de St Ouen du  Red Star.  Dés ses débuts en première division le 26 Janvier 1969, il marque 2 buts contre Strasbourg. Malheureusement ce départ en fanfare ne  va pas   lui octroyer une place de titulaire. Positionné comme ailier, alors qu’il affectionne le poste d’avant centre, Jacky Vergnes se morfond  en région parisienne malgré ses 11 buts en deux saisons. Le salut viendra d’un homme, Kader Firoud, le prestigieux entraineur du Nîmes Olympique qu’il avait repéré ce buteur lors d’un match entre le Red Star et son équipe. Jacky Vergne débarque  donc dans le club gardois  en 1970. Il y connaitra pendant 4 saisons la consécration en disputant 118 matchs de championnat de France  et en inscrivant 72 buts. Cette efficacité lui faudra son unique sélection comme titulaire sous le maillot tricolore le 8 Septembre 1971 face à la Norvège où il marquera un but. En proie à des problèmes financiers les crocodiles doivent se séparer en cours de saison 1974 de leur joueur vedette qui  venait de parapher  un nouveau contrat. Il part pour Bastia. Sur l’Ile de beauté, Jacky Vergnes ne restera qu’une saison  et demi mais fera fructifier son capital but avec 20 unités complémentaires. En 1975, le Stade de Reims le recrute pour l’associer à leur nouvelle perle  Carlos Bianchi. Mais bien loin d’être  complémentaire les deux  hommes sont en fait conçurent à la pointe de l’attaque. Jacky Vergnes est exilé sur les ailes et malgré ses 11 buts en 26 matchs passera une saison dans l’ombre du goaleador argentin et ses 34 buts. Jacky Vergnes ne semble pas se satisfaire de cette situation et va demander à ses dirigeants de changer d’air. Ceux-ci, certainement agacés par les caprices de leur avant centre vont le prêter pour la saison 1976/1977 à LAVAL, le nouveau promu. La surprise est totale. L’un des avant centre les plus prolifiques du championnat depuis prés de 10 ans, rejoint  une équipe sans star condamnée pour beaucoup  à la relégation.  Le public de Le Basser reste lui aussi sur sa réserve face à ce joueur à la réputation de mercenaire.

Dés la première journée le nouveau numéro 9 tango va démontrer qu’il n’a rien perdu de son efficacité en inscrivant un but. Ceux-ci vont s’enchaîner jusqu’à ce fameux  4 décembre 1976. Le petit poucet mayennais accueille en effet pour cette 17 éme journée l’ogre vert de l’AS St Etienne. St Etienne, est le club de tous les superlatifs. Il est champion en titre et vient de faire rêver les français en disputant la finale de la Coupe d’Europe des clubs  champions à Glasgow perdu 1-0 contre  le Bayern de Munich. L’effectif des verts représente l’ossature de l’équipe de France. De l’avis de nombreux spécialistes, il n’y aura pas de match, cette affiche est trop déséquilibrée. Surtout que l’équipe mayennaise vient de subir une cinglante défaite à Nantes sur le score de 4-0.

C’est la fête dans le chef lieu de la Mayenne pour voir les frères Revelli, Rocheteau, Larqué, Bathenay, Piazza, Janvion et leur gardien réputé infranchissable  le yougoslave Yvan Kurkovic.

Ils sont plus de 20000 spectateurs à se presser dans le petit stade Francis le Basser. Les places ont été prises d’assaut.

Dés le début du match, on sent que l’exploit est possible. Sous l’impulsion d’un Raymond  Keruzore des grands soirs, les Tangos  font jeu égal avec les verts. Le collectif Lavallois compense les individualités stéphanoises. A la mi temps le score est nul 0-0. La deuxième mi temps sera celle de Jacky Vergnes. En effet l’avant centre Lavallois pourtant en manque de réussite depuis quelques journées va inscrire trois but au portier Yvan Curkovic (49’,58’ et 85’). Malgré la réduction du score par Bathenay (68’)  le Stade Lavallois remporte une éclatante victoire  marquée par le retour au premier plan de Jacky Vergnes. Après cet exploit, il continuera sur sa lancée et totalisera 19 buts en 36 matchs ; permettant au Stade Lavallois de   conserver sa place parmi l’élite.

De retour de prêt à Reims il est immédiatement transféré au Racing Club de Strasbourg dirigé par Gilbert Gress. En Alsace il va conquérir son unique titre de champion de France en 1979 et rester deux saisons. Jouant peu lors de la saison du titre car en délicatesse avec l’entraineur strasbourgeois il part en 1979 à Bordeaux après avoir eu quelques touches à l’étranger. Après une année seulement, Jacky Vergnes à 31 ans sent peut être l’heure venue du dernier contrat et d’un retour à ses racines héraultaises. Il signe au Montpellier La Paillade  SC, nouveau club  phare de la cité languedocienne qui vient d’accéder à la Division 2 sous l’impulsion d’un industriel dynamique Louis Nicolin. Dés sa première saison, Jacky Vergnes apporte son sens du but et fini meilleur buteur de la Division 2 groupe B avec 19 buts. Pour la saison 1980/1981, il retrouve dix ans  après son ancien entraineur de Nîmes Kader Firoud. Sous sa direction il marquera 14 buts et permet au club de Montpellier d’accéder pour la première fois de sa jeune histoire à l’élite. Cette saison en Division 1 sera la dernière pour le grand Jacky  qui joue peu et raccrochera ses crampons fin 1981. Il met fin à une exceptionnelle carrière faite de 328 matchs en Division 1 et 153 buts (18 émet meilleur marqueur de tous les temps).

Malgré une seule saison à Laval, sa grande silhouette reste à jamais ancrée dans le souvenir des supporters Lavallois. Son expérience et son sens du but ont contribué grandement au maintient du Stade Lavallois en Division 1 pour  sa première saison parmi l’élite.

 

 

Guide But 039

 

Album Panini 1977 ( Collection LV)

 

 

 

Article Jacky Vergne magazine Football magazine f-vrier 197   

 

 

 Pr-sentation dces buteurs de tous les clubs de D1 Jacky Ver

 

 

Article Miroir de Football N°280 du 21 Décembre 1976 ( Collection LV)

 

 

Guide But 025

  Guide But 027Guide But 028

 

 

  Guide But 029 Guide But 038

 

 Guide But 031Guide But 026

 Guide But 032

  Guide But 033

 

 

 

 

François Brisson (Saisons 1979-1980 et 1987-1989)

 

   SL 245

 

 

Né le 9 avril 1958 à Saintes (Charente Maritime)



Après avoir débuté le football à Bourg-la-Reine, François Brisson intègre le centre de formation du Paris Saint Germain. Le 21 décembre 1975, il disputera son premier match en Division 1 avec le club de la capitale. Ce n'est pourtant que lors de la saison 1977-1978 qui s'impose dans l'effectif parisien, évoluant soit en position de milieu de terrain ou soit sur le flanc gauche de l'attaque. Il disputera 33 matchs et marquera 4 buts. Cette situation de titulaire ne durera pas et lors de la saison suivante François Brisson doit se contenter, le plus souvent, d'un statut de remplaçant. En 1979, il est prêté au Stade Lavallois pour acquérir du temps de jeu.

Dés son arrivée, ses qualités de vitesse lui permettent de s'intégrer rapidement dans le schéma très offensif de l'équipe mayennaise. Il devient le complément idéal du surprenant allemand Erwin Kostedde, qui finira meilleur buteur du championnat. Il en profite aussi pour faire fructifier son capital but avec 10 réalisations. Malgré ces excellentes prestations, le retour à Paris s'annonce compliqué, car le PSG vient de recruter Dominique Rocheteau dans un effectif déjà bien pourvu en attaquants. François est cantonné au banc de touche et termine la saison sans avoir inscrit le moindre but.

Poussé vers la sortie par les dirigeants parisiens François Brisson signe au RC Lens. Après une première saison de transition, il s’impose rapidement comme le buteur des sang et or. En 1983, il connait sa première sélection sous le maillot tricolore. Au cours de la saison 1983-1984, il dispute avec les Lensois la coupe d'europe et connait sa meilleur saison en terminant avec 17 buts ( 37 matchs ) buteur du championnat . Malgré ces statistiques, il n'est pas retenu pour l'Euro 84 en France mais rejoint le groupe qui dispute la même année,sous la conduite d'Henri Michel, le tournoi des Jeux Olympiques de Los Angeles . Avec une équipe de joueurs en devenir comme José Touré mais aussi de vieux briscards de Division 1 comme Jean Philippe Rohr ou Patrice Garande, les français se hissent en finale. Ils terrasseront le Brésil sur un but de l'inévitable François Brisson et remporteront la médaille d'or , exploit rare à l'époque, pour la France dans un sport collectif. De retour à Lens, il continue à remplir son rôle de buteur lors de la saison suivante avec 11 buts.

Titulaire indiscutable il quitte pourtant Bollart en 1985 pour rejoindre la Menau et le Racing Club de Strasbourg. L'expérience alsacienne ne durera que l'espace d'une saison et François Brisson met le cap au sud pour rejoindre l'Olympique de Marseille. Dirigé par Bernard Tapie le club de la cité phocéenne affiche de grandes ambitions. Associé à son ex coéquipier des Jeux de Los Angeles Patrick Cubayne , il connaitra une saison 1986-1987 bien maigre ( 27 matchs et 1 but). Ce manque de réussite et l'éclosion de la nouvelle star du vélodrome Jean Pierre Papin le pousse, comme ce fut le cas 10 ans auparavant au PSG, à chercher un échappatoire. Il décidera une nouvelle fois de rebondir en Mayenne. Il signe en Septembre 1987 au Stade Lavallois. Associé en attaque avec la nouvelle merveille camerounaise des tango François Oman Biyick , il permet au stade lavallois de finir 14 éme du championnat. Malheureusement la saison suivante sera plus compliquée. Auteur de 8 buts en 38 matchs, il n'arrivera à empêcher le club mayennais de connaître la descente en deuxième division.

A 31 ans , souhaitant encore évoluer parmi l'élite, il quitte le Stade Lavallois pour le nouveau promu lyonnais. Après une saison, il quitte la capitale des gaules, et termine sa carrière au LOSC où il y restera 3 ans. En 1993, il met fin à sa carrière sur un bilan époustouflant de 100 buts en 483 matchs de D1. François Brisson souhaite alors se tourner vers une carrière d’entraineur. Il débutera sur le banc à Montauban en 1994. Après 3 saisons dans le Tarn , il rejoint le staff du RC Lens . Lors de la saison 99/2000, il remplace Daniel Leclerc à la tête des sangs et or. Cet intérim se conclu sur un bilan plus que satisfaisant avec 12 victoires sur 26 matchs et 7éme place au championnat.

On le retrouve à Nîmes 2 ans plus tard, où il ne termine pas la saison. Depuis 2006, il fait partie de la cellule de recrutement de l’Olympique de Marseille.

Malgré seulement trois saisons sous le maillot tango, François Brisson reste l'un des attaquants préférés du public de le basser . Sa combativité et son professionnalisme ont toujours fait l'unanimité .

 

Saison 1979-1980

  Copie de SL 338   Guide But80003

 

Saisons 1987-1989

 

Guide But 006

 

Lors de la coupe d'europe 1983, F.Brisson revient sur trois des clubs où il y a évolué.( But Septembre 1983)

 

Laval 15 027

Laval 15 028

Partager cette page

Repost 0