Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
Stade Lavallois Museum

Stade Lavallois Museum

Site consacré à l'histoire de l'équipe de football du Stade Lavallois et aux valeurs portées par les joueurs au maillot tango.

Les défenseurs.

Ils nous ont fait rêver

 

Ils n’ont passé parfois qu’une seule saison au Stade Lavallois. Ils ont connu la gloire sous d’autres maillots. Ils sont défenseurs, milieu ou attaquants.

A l’occasion d’un prêt ou d’un contrat pour relancer leur carrière, ils ont déposé leurs valises sur les bords de la Mayenne souvent par hasard. Laval ne représente qu’une ligne sur leur CV de joueurs professionnels.

Originaires de Paris, du Nord ou des rives de la Méditerranée, talents en devenir ou vieux briscards, ils ne s’avaient rien du maillot Tango.

Pourtant au fil des matchs, ils ont contribué à l’incroyable aventure du Stade Lavallois et ont marqué à jamais nos rêves de supporters.

Et puis ils sont partis laissant derrière eux des souvenirs à jamais inscrits dans l’histoire de notre club.

On en parle encore les soirs de matchs à Le Basser au détour d’une conversation comme de vieux amis que l’on ne peut pas oublier.  

 

 

Les défenseurs.

 

  

Claude Le Roy (Saisons 1977-1980)

 

 claude le-roy laval

 

 

Né le 6 Février 1948 à Bois Normand prés Lyre (27)

 

Né dans l’Eure, Claude Le Roy débute comme attaquant dans l’équipe amateur d’Evreux. Ses prestations le conduisent naturellement à intégrer en 1968 les diables rouges du FC Rouen,  cador de Division 1 qui dispute régulièrement les coupes européennes. Pendant deux ans il complétera sa formation de footballeur en disputant quelques matchs en équipe première. On remarque ce jeune homme à la chevelure blonde, aux qualités footballistiques indéniables mais aussi au caractère bien trempé. Caractère qui lui vaudra tout au long de sa carrière la réputation de joueur dur. En 1970, la relégation du club normand en D2 suite à des problèmes financiers, pousse le jeune Claude Le Roy à partir vers l’AC Ajaccio. Reconverti en milieu droit, il va permettre au club  corse de jouer les premiers rôles durant la saison 1970/1971 en Division 1 ( 6éme place )  .Au coté de futurs grands joueurs comme Dominique Baratelli ,Marius Trésor ou François M’Pelé , Claude Le Roy devient un titulaire indiscutable et marque même 5 buts. Il disputera encore deux saisons avec le club corse qui  malheureusement se solderont en 1973 par une relégation en Deuxième Division.

Peut être victime de ses légendaires coups de sangs ou d’un manque d’ambition personnel, Claude Le Roy rejoint contre toutes attentes Avignon  à l’échelon inférieur. En leader, il propulsera cette équipe  vers le haut du classement dés la première année de son arrivée (4éme place) puis en Division 1 en 1975 après un barrage épique contre Rouen son ancien club. Mais à l’évidence Avignon n’a pas les épaules assez solides pour cette aventure. Le club de la cité des papes finira dernier avec seulement 20 points et retrouvera après seulement une année à l’échelon supérieure la Division 2. Fidèle au club Claude Le Roy reste encore une saison au club.

En 1977, alors qui semblait convenu que ce fier guerrier blond finisse sa carrière dans des clubs de D 2, Claude Le Roy intéresse Laval  surprenant promu  qui vient de boucler sa première saison parmi l’élite. En effet Michel le Milinaire sait que pour assurer le maintient de son équipe à ce niveau, il doit apporter de l’expérience et de la maturité à son groupe. Le caractère de gagneur mais aussi l’intelligence de Claude Le Roy séduisent le sorcier mayennais.

En fin tacticien, Michel le Milinaire va le repositionner en arrière droit. Pendant trois ans  il permettra au Stade Lavallois de défier tous les pronostics et de se maintenir en Division 1. Il disputera 88 matchs sous le maillot Tango et inscrira 5 buts. Après son passage à Laval il fera une saison à Amiens en D3  avant de raccrocher les crampons en 1981.

Il se lancera dans une carrière d’entraineur et connaitra la réussite sur le continent africain en prenant les rênes de plusieurs sélections nationales comme le Cameroun (1985-1989 et 1997-1998), le Sénégal ( 1989-1992), le Congo (2004-2006) et le Ghana (2006-2008). Globe trotter du ballon rond il entrainera également en France (Strasbourg, Amiens et Grenoble), en Chine, en Angleterre et en Arabie Saoudite. Il intervient comme  consultant pour de nombreux médias.

Claude Le Roy est actuellement sélectionneur de l’équipe du Sultanat d’Oman.

Meneur d’homme hors pair et bon défenseur, son jeu  comme l’écrit Michel Jouneaux dans son histoire du Stade Lavallois était «  à l’image de sa personnalité, sûr de lui et sans complexes ». Il reste un joueur ayant marqué profondément le club Lavallois.

 

 

1978-1979                                MF2

 

 KERU 002

 

 Drible de JM Larqué sour le regard de Claude LE ROY et Souleyman Camara.

 

 

 

Franck LEBOEUF (Saison 1988-1990)

 

  SL 244

 

  

Né à Marseille, Frank Leboeuf commence sa carrière de footballeur en intégrant en 1984 le centre de formation du Sporting Club de Toulon alors en Division 1. Mais bien vite ce rêve va se transformer en cauchemar. Confronté à des problèmes financiers le club varois se voit en effet dans l’obligation de se séparer de nombreux jeunes dont Franck Leboeuf. Après un essai infructueux à l’OM, il se retrouve en Division 3 à Hyères.

N’ayant pas abandonné son rêve d’être un jour joueur professionnel, il prospecte et publie même dans France Football en 1985 l’annonce  suivante « Joueur, 18 ans, 1m 83, 72 kg, milieu de terrain, disponible, évoluant en troisième division, cherche place de stagiaire pro en première ou deuxième division ».

Cette anecdote résume à elle seule la force de caractère qui caractérisera durant l’ensemble de sa carrière Franck Leboeuf. 

N’ayant pas décroché de contrat professionnel malgré sa persévérance, il se résigne à quitter son sud et à rejoindre en Janvier 1987 le FC Maux club de division 3 en région parisienne. Joueur semi professionnel, il travaille comme VRP en vêtements de sports pour compléter ses revenus.

Côté  terrain il quitte rapidement  le milieu de terrain pour s’installer définitivement au poste de libéro où sa vision du jeu et sa capacité de relance font merveille. Malgré ses excellentes prestations, une défaite lors de la dernière journée de championnat empêche son club d’accéder à la Division 2 lors de la saison 1987-1988.

Sur de son destin, Franck Leboeuf envoie  à de nombreux clubs professionnels une cassette de ses performances filmées grâce au caméscope d’un ami.

Remarqué par les recruteurs du Stade Lavallois, il signe à 21 ans enfin son premier contrat professionnel.

 

A Laval sa rencontre avec Michel le Milinaire est déterminante. Il dira plus tard de l’entraineur mayennais qu’il lui a « fait gagner du temps, apporté force et confiance ».

 

 

Franck Leboeuf joue son premier match en D1 à Nice le 13 Aout 1988 dans un rôle de milieu récupérateur avant de trouver rapidement, comme à Meaux, une place de titulaire en défense centrale. Il disputera 21 matchs malgré son jeune âge à un poste de libero ou l’expérience est souvent primordiale. Malheureusement cette saison 1988-1989, est la dernière parmi l’élite pour le Stade Lavallois. 

Relégué après 13 ans en 1èreDivision, le Stade Lavallois souhaite rapidement remonter. Les dirigeants comptent sur certains joueurs cadres restés au club dont Franck Leboeuf pour tenter ce pari difficile.

Au cours de la saison en division 2, il devient le patron de la défense mayennaise  (31 matchs et 1 but) et s’affirme de plus en plus comme un futur grand. 

Longtemps dans la course à l’accession, les tangos vont échouer à la quatrième place de leur groupe.

Laval doit se résoudre à dégraisser son effectif et Franck Leboeuf fait partie des joueurs les plus convoités. Durant l’été 1990, il est sur le point de signer au PSG et ainsi de franchir une étape supplémentaire de sa carrière de footballeur. Pourtant au dernier moment le Paris Saint Germain annule la transaction et porte son choix sur un joueur plus expérimenté le nantais Antoine Kombouaré.

 

Très marqué par cet échec, Franck reprend la saison avec les Tangos  où il se découvre des talents de buteur. En effet en 16 matchs, il marquera 9 buts. Mais il n’a pas abandonné ses rêves et sa valeur marchande est intacte. Au mois de Novembre 1990, le Stade Lavallois confronté à des problèmes financiers se voit dans l’obligation de séparer de son défenseur star en le cédant au Racing Club de Strasbourg, club ambitieux de Division 2 . Franck Lebœuf  accepte ce départ vers l’Alsace, convaincu que Strasbourg peut être un tremplin vers les sommets. Il exprime clairement son intention devant les journalistes de joueur en équipe de France.

 

Les événements s’enchaineront ensuite très vite pour Franck Leboeuf et valideront ses choix. Après deux ans en Division 2, il accède en 1992 à l’élite avec les strasbourgeois. En 1995, il dispute la coupe de l’UEFA et connaît sa première convocation en équipe de France lors du match contre la Norvège le 22 Juillet 1995.

Cette stature internationale, attise les convoitises des grands clubs étrangers. Ainsi le nouvel entraineur de Chelsea Ruud Gullit jette son dévolu sur le défenseur français . Après 6 ans au Racing Club de Strasbourg ( 180 matchs en D1 et D2 et 50 buts ), Franck Leboeuf quitte en 1996 la Meinau pour Stamford bridge en échange d’une somme de 20 millions de Francs , record à l’époque pour un joueur transféré chez les blues.

 

Le Frenchie va rapidement trouver sa place dans l’équipe londonienne et conquérir de nouveau trophée dont deux coupes d’Angleterre (1997 et 2000) et surtout une Coupe des Coupes en 1998.

Parallèlement, il est régulièrement appelé en équipe de France et est naturellement sélectionné dans le groupe qui dispute la coupe du monde 1998 en France, mais reste comme le remplaçant de l’inamovible Laurent Blanc. 

Titularisé seulement contre le Danemark en match de poule, le destin lui fera un fabuleux cadeau. En demi finale contre la Croatie , Laurent Blanc est victime d’une injustice en étant expulsé et privé de finale. Franck Lebœuf le remplacera en  défense centrale pour le dernier match contre les Brésiliens au Stade de France  et participera à la conquête du titre suprême de Champion du Monde. En 2000 sous le maillot tricolore, il remporte le Championnat d’Europe des Nations et en 2001 la Coupe de la Confédération.

 

Franck Leboeuf

 

 

 

Auréolé d’un statut de Champion du Monde et d’une reconnaissance médiatique, Franck Leboeuf quitte Chelsea en 2001 après 5 ans de bons et loyaux services pour rejoindre l’Olympique de Marseille présidé par le revenant Bernard Tapie. Pour ce Marseillais d’origine, le fait d’endosser le maillot olympien 15 ans après son essai  infructueux, apparaît comme un ultime défi. L’aventure marseillaise durera deux ans. En 2002, il participe au fiasco de l’équipe de France lors de la Coupe du Monde en Asie.

Après cet échec et une expérience à l’OM mitigée, Franck Lebœuf à 35 ans songe à arrêter sa carrière. Comme beaucoup il cédera aux sirènes du nouvel eldorado du football le Qatar pour un dernier contrat. Il passera deux saisons dans l’Emirat avant  de raccrocher définitivement ses crampons en 2005  avec l’un des plus beaux palmarès du football français.  

 

Franck Lebœuf est l’unique joueur champion du monde de football ayant porté le maillot du Stade Lavallois. Il laissera le souvenir d’un défenseur doué et élégant qui régalait le public de le Basser par son engagement et son sens du jeu.  

 

 

Article de presse sur Franck Leboeuf  à lire sur le site Tango Foot : link 

 

leboeuf

 

 

 

Lionel LAMY ( Saisons 1968-1978 )

 

lamy3

 

Né le 29 Novembre 1943 à Loroux Bottereau  (44)

 

Né à Loroux-Bottereau, en Loire Atlantique, Lionel Lamy intègre le FC Nantes en 1962. Dès sa première saison  chez les canaris, il contribue  au retour de l'équipe  parmi l'élite. Les saisons suivantes seront plus difficiles pour Lionel Lamy qui peine à conquérir une place de titulaire en milieu de terrain et est souvent relégué en équipe réserve. Lors de la saison 1964-1965 où le FC Nantes va conquérir son premier titre de Champion de France, il ne disputera que 4 matchs. Honnête joueur de club au caractère peut être un peu trop affirmé, il ne semble plus rentrer dans les plans des dirigeants nantais qui nourrissent après ce titre de nouvelles ambitions. Lionel Lamy quitte donc les bords de l'erdre sans trop de regret mais sans non plus de perspectives mirobolantes de carrière.

Il signera en Divisions 2 à Cherbourg. Alors qu'il semble avoir trouvé un certain équilibre au sein du club du Cotentin, il quitte contre toute attente en fin saison 1966 Cherbourg pour rejoindre en division inférieur Le Mans. Il passera deux années en Sarthe émaillés de conflits avec ses dirigeants qui finiront par déboucher sur une rupture .Ainsi en 1968, il semble que le caractère impétueux de Lionel Lamy l’a définitivement classé dans la catégorie des joueurs ingérables et peu de clubs semblent enclins à s'attacher ses services.

Pourtant, c'est non loin du Mans qu'il atterrira. Michel Le Millinaire qui vient de prendre les commandes du Stade Lavallois alors en CFA le fait venir. En fin psychologue, le sorcier lavallois sait que s'il arrive à canaliser le caractère de ce joueur, il en fera un leader dont son équipe semble manque cruellement. Grace à cet apport, Laval termine 1er de son groupe de CFA en 1969 et découvre l'année suivante le nouveau championnat de Division 2.Michel le Milinaire repositionne le joueur, qui passe de milieu au poste de libéro et le nomme même capitaine de l’équipe. En confiance et apaisé par le climat qui règne au Stade Lavallois, Lionel devient un joueur de base de ligne défensive du Stade Lavallois au coté du mayennais Bertin. Cette vie rangée de joueur au sein d’un club de Division 2 de milieu de tableau semble convenir à notre nantais. Alors qu'à 32 ans, il avait fait une croix définitive sur la possibilité de rejouer en Division 1, il va connaître une incroyable fin de carrière. En effet contre toute attente le Stade Lavallois au terme d'une saison 1975-1976 d'anthologie accède à l'élite. En 1976, Lionel Lamy devient le premier capitaine des Tangos en Première Division. Son expérience permettra aux joueurs mayennais de se maintenir après une première saison difficile. L'arrivé de nouveaux d’éléments plus jeunes, poussera ce capitaine exemplaire petit à petit sur le banc des remplaçants. A 35 ans, Lionel Lamy mettra fin  à sa carrière de joueur.

Homme généreux, au caractère affirmé il reste le capitaine emblématique  de l'épopée lavalloise .

 

 

  lamy

  lamy2

Lamy et Bertin

 

Partager cette page

Repost 0