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Stade Lavallois Museum

Stade Lavallois Museum

Site consacré à l'histoire de l'équipe de football du Stade Lavallois et aux valeurs portées par les joueurs au maillot tango.

Les fils du Stade: Partie 2

 

   

  

 

La 1 ère division : 1976-1983, le début de la formation à la lavalloise

 

 

Dés le début de la première saison au plus haut niveau le président Bisson comprend rapidement que le Laval ne pourra jamais attirer de grands noms au regard de l'accroissement des salaires qui débute dans le football français. L'arrivée d'un joueur du calibre de Raymond Keruzore en Mayenne ne sera plus jamais  possible. Saint Etienne et Nantes, le Paris Saint Germain de Francis Borelli, Bordeaux de Georges Bes puis les nouveaux venus comme le Matra Racing de Lagadére ou l'OM de Bernard Tapie tirent chaque année de façon inexorable le marché des transferts vers les sommets. Faces à cette inflation des transferts, le Stade Lavallois semble condamné à jouer les seconds rôles et ne doit compter que sur lui même. Conscient du réservoir qu'a toujours été le football mayennais pour le Stade Lavallois et attaché au même titre que Michel Le Milinaire à la formation des individus, Henri Bisson va exprimer le désir le 14 Juin 1976 de mettre en place un centre de formation structuré au service d'une l'équipe professionnelle. Il s’agit d’un pari osé puisque ces structures commencent à peine à faire leur apparition en France et suscitent de vives polémiques quant à leur efficacité réelle au regard de leurs coûts et de leurs échecs. Dans ce projet, le Stade Lavallois sera largement aidé par la municipalité de Laval qui lui mettra à disposition un terrain et lui garantira l’emprunt contracté auprès de la Caisse d’Epargne ( 1200000 Francs).

 

 

 

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 M.Le Millinaire et H.Bisson devant le centre de formation 

 

 

  

Le centre ouvrira officiellement ses portes le 18 Juillet 1979 sous la direction de Bernard Maligorne.

 

Bernard Maligorne  (Saisons 1965-1985 et 1992-1995)

 

  maligorne

  

 

 

Né le 25 Juin 1943 à Calan (56) ce breton est arrivé au Stade Lavallois en 1965 en provenance de Nantes. De 1965 à 1977 il connaîtra en tant que joueur la fulgurante ascension du Stade Lavallois de la CFA à la 1ère division. Malheureusement il n’aura pas la joie de jouer parmi l’élite. Toutefois sa carrière de joueur achevée, il devient l’adjoint de Michel le Milinaire pendant les saisons 1977-1978 et 1978-1979.  Son parcours, ses qualités humaines et son adhésion aux valeurs du Stade Lavallois feront de lui le candidat naturel pour diriger le centre de formation lors de son ouverture en 1979. Il restera à la tête de cette structure 6 ans en remportant en 1984 la coupe Gambardella. Il quittera le Stade Lavallois en 1985 pour entraîner Vannes Brest puis le Red Star. Il reviendra en 1991 diriger le centre de formation du Stade Lavallois puis l’équipe première en Novembre 1992 après le départ de Michel le Milinaire. En 1995 il sera remplacer par Denis Troch. Il continuera sa carrière d’entraîneur à un niveau inférieur au sein d’équipe bretonne comme Plabennec ou l’US Montagnarde. 

Homme souriant et affable, aux qualités humaines reconnues, il reste le symbole de la « formation à la lavalloise ». En tant que joueur, directeur du centre de formation et entraîneur il sera resté un quart de siècle au sein de la maison Tango. Le stade Lavallois lui doit beaucoup.

 

La première promotion du centre de formation du Stade Lavallois  accueille des stagiaires issus principalement de la Mayenne et du grand ouest : Thierry Goudet, Michel Sorin, Loïc Perard, Eric Stephanini, Stéphane Osmond, Josselin Ganne, Stéphane Morillon, Gilles Moreau

Cette jeune garde (joueurs nés entre 1959 et 1963) apportera au Stade Lavallois quelques un de ses plus emblématiques joueurs de Division 1 qui resteront à jamais comme les symboles de la réussite de la formation à « la lavalloise  »

 

 

Thierry GOUDET (Saisons 1978-1986)

 

 

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Né le 11 Septembre 1962 à Château Gontier (53)

 

Pur produit du football mayennais, il arrivera l’age de 14 ans au Stade Lavallois de l’Ernéenne d’Ernée. Il débutera en équipe réserve deux ans plus tard. Ses exceptionnelles qualités en feront rapidement un titulaire du milieu de terrain lavallois dés la saison 1980-1981.

Figure emblématique de l’équipe mayennaise, il sera l’un des héros de la campagne européenne et  le passeur décisif sur le  but de Jean Marc Miton contre l’Austria de Vienne. Il fut sélectionné en équipe de France Espoir.

 

 

Après 8 ans en orange et noir et prés de 190 matchs en 1èredivision, ce fidèle serviteur du Stade Lavallois rejoint à la fin de l’année 1986 avec son compère Michel Sorin l’ambitieux Brest Armorique. Le club du président Yvinec  entraîné par l’ancien lavallois Raymond Keruzoré avec à ses cotés pour responsable de la formation B.Maligorne veut jouer dans  la cour des grands. Il a décidé pour cela de casser sa tirelire pour recruter outre les deux lavallois , deux défenseurs internationaux révélés lors du mondial 86 le brésilien Julio César et le champion du Monde argentin José Luis Brown. On baigne dans les années fric et les scandales qui en découleront.

 

 

 Après deux saisons dans le Finistère, il doit quitter le club suite à sa relégation en seconde division. Il signera à Rennes en division 2 où il participera à la montée du club (1988-1991) puis au Havre en division 1 (1991-1993). Malgré cette belle carrière, il n’oublie pas son club formateur. Et comme une dernière offrande à ce maillot qui lui aura donné tant de satisfactions, il signe en 1993 pour une ultime saison au Stade Lavallois alors en Ligue 2. Il sera le plus souvent remplaçant et ne jouera que 22 matchs .Le Stade Lavallois décrochera une honorable 7 éme place.

 

Il raccrochera ensuite les crampons après plus de 350 matchs en 1ère division pour se consacrer à une carrière d’entraîneur Après avoir entraîné de petits clubs dont Bonchamp (53), il prendra les reines du club du Mans   en Décembre 2000 qui mènera en Ligue 1 pour la première fois de son histoire avant d’être remercié. Il connaîtra malheureusement le même sort, long chemin de croix  des entraîneurs à Grenoble, Brest puis Créteil.Il vient de prendre la direction de l'équipe mayennaise de CFA2 de Changé. 

 

Thierry Goudet restera comme l’un des plus valeureux guerrier de l’équipe lavalloise des années 80. Poumon de l’équipe, solide et énergique, il est le symbole de ce football mayennais sorti de l’ombre grâce aux talents de ses enfants. 

 

 

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Michel Sorin (Saisons 1979-1986)

 

 

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Né le 18 Septembre 1961 à Cossé le Vivien (53)

 

Arrivé en 1977 au Stade Lavallois, ce défenseur de métier découvrira l’équipe première lors de la saison 1979-1980. Pendant 3 saisons il fit des appariations régulière dans le groupe sans pour cela en devenir un titulaire indiscutable. C’est lors de la saison 1983-1984 et de la campagne européenne que Michel Sorin au même titre que son compère mayennais Thierry Goudet devient une pièce maîtresse  de la formation lavalloise et l’un des meilleurs défenseurs de 1èredivision. Après deux saisons pleines au sein de la défense lavalloise, il quittera l’équipe mayennaise enfin 1986 en compagnie de Thierry Goudet pour le relever un nouveau défi à Brest. Après deux saisons dans le Finistère il quitte le club après sa relégation pour prendre la direction de Rennes. Il restera 7 saisons en rouge et noir.

Après la fin de sa carrière de joueur il entamera une reconversion en tant qu’entraîneur principalement au sein du Stade Rennais (entraîneur adjoint, de jeune et recruteur). En 2009 il part au Bénin pour entraîner le principal club du pays : les requins de l’Atlantique. En Février 2010 il est nommé sélectionneur de l’équipe nationale du Bénin.

 

Michel Sorin laisse l’image d’un défenseur dévoué et d’un grand professionnel. Il est de ses joueurs que le public mayennais appréciait au plus au point car il se transcendait pour le maillot Tango.

 

 

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Loïc Perard (Saisons 1979-1986)

 

 

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Né le 5 Avril 1962 à Laval (53).

 

Arrivé en 1978 au Stade Lavallois il débutera en première division le 12 Mars 1980 contre valencienne à l’âge de 17 ans. Ses grandes qualités techniques ainsi que son sens du jeu, feront de lui rapidement un titulaire indiscutable du milieu de terrain lavallois. La saison 1983-1984  et l’épopée européenne dont il fut un des principaux acteurs malgré ses 21 ans, le firent franchir encore un cap. International espoir il s’affirmait de match en match comme l’une des valeurs montantes du football français. Après deux saisons au plus haut niveau le « bijoux lavallois  » arriva en fin de contrat. Par sa polyvalence, pouvant jouer  milieu de terrain , libero ou arrière latéral , Loïc Perard était courtisé par les grands club comme Nantes , Monaco ou l’ambitieux Racing Paris de Jean Luc Lagardère nouveau promu en Division 1. A la fin de l’année 1986 il choisira le défi parisien rejoignant ainsi une pléiade de star achetée à prix d’or par le patron de Matra : l'allemand Pierre Littbarski , l'urugayen Enzo Francescoli ou Luis Fernandez débauché du PSG. Malheureusement dans un contexte difficile (Changement d’entraîneur, retrait de Lagardère), Loïc Perard n’arriva pas à concrétiser les espoirs placés en lui. Au terme de son contrat de 3 ans, il signera au Stade Malherbe de Caen pour un an (1989-1990) puis  à l’AS Nancy sous la direction d’Aimé Jacquet (1990-1991) et enfin en Division 2 à Mulhouse (1991-1992). Il mettra ensuite un terme à sa carrière.

Joueur doué, Loïc Perard reste l’une des figures marquantes du Stade Lavallois des années 83-86 et un homme attaché à sa ville et à son département. 

 

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Photo dédicacée par Loïc Perard ( Collection L.Villebrun) 

 

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En 2007, prés de 20 ans après son départ du Stade Lavallois,  alors que le club entame sa seconde saison en National ; le nouveau président Philippe Jan intègre Loïc Perard dans la cellule de recrutement. Il participera activement par ses contacts dans le milieu du football aux recrutements de joueurs qui participeront en 2009 à la remontée de l’équipe mayennaise en Ligue 2.

 

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Loïc Perard dans ses nouvelles fonctions en compagnie de Philippe Hinschberger (Source Ouest France)

 

 

France Football N°2075 du 14 Janvier 1986 ( Collection L.Villebrun)

 

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Jean Marc MITON (Saisons 1978-1989)

 

 

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Né le 24 décembre 1959 à Pontivy (56)

 

 

Arrivé en 1978 au Stade Lavallois , il restera 11 ans au club. Défenseur de devoir il devient rapidement un titulaire indéboulonnable de la défense mayennaise, capitaine de l’équipe et coqueluche du public de Le Basser avec sa moustache. Il représente à lui seul l’aventure des joueurs lavallois : joueurs anonymes capables par leur travail et leur amour du maillot de se transcender pour réaliser les plus beaux exploits. L’exploit de Jean Marc Miton outre ses 304 matchs avec le Stade Lavallois en Ligue, c’est la campagne européenne de 1983 .

Il fut tout d'abord héroïque au sein de la défense lavalloise lors du 1ertour face au Dynamo Kiev et ses terribles attaquants internationaux. Face à l’Austria , il se transformera en buteur pour rallumer la flamme Tango. Lors du match retour à Le Basser, à la 40 éme minutes sur un centre du mayennais Thierry Goudet, Jean Marc Miton surgit tel un avant centre et crucifie le portier autrichien d’une reprise du gauche. Quelle récompense pour se serviteur de l’ombre du Stade Lavallois. Il déclara plus tard c’est « Le plus beau souvenir de ma vie, après c’est trou noir».

 

But de JM.Miton contre l'Austria :  link

 

 

 

 

Après ces exploits, le bail entre le sympathique défenseur moustachu et l’équipe lavalloise semblait ne jamais pouvoir se terminer. Pourtant à l’issue de la saison 1988-1989, le club Tango est relégué. A 30 ans Jean Marc Miton peut encore espérer jouer en 1ère division et signé un dernier contrat. Malgré des « quelques offres en provenance de Metz, Nancy ou Strasbourg » il  choisit la proximité avec sa ville d’adoption en signant à Rennes en seconde dision. Il y passera deux saisons et connaîtra la montée  en 1ère division. Son statut de remplaçant lors de la deuxième année et la descente du club breton après seulement une année parmi l’élite pousseront Jean Marc Miton à raccrocher les crampons.

 

 

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  Mitoin et Zanko face Joel Henry en 8485

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Il intégrera en 1992, la cellule commerciale du Stade Lavallois puis en 2007 il rejoindra son compère Loïc Perard au sein de la cellule de recrutement et de l’encadrement sportif du club.

Jean Marc reste le symbole de ces joueurs en voie de disparition attachés au maillot et dont la carrière se déroula quasi exclusivement dans un seul club. Il mérite donc d’être considéré au même titre qu’un Alain Desgages ou un Jacques Ferrette.

 

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Jean Marc Miton et Loïc Perard les deux compères réunis au sein du Staff Lavallois

 

 

Photos de Jean Marc Miton sous le maillot  lavallois

 

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Eric STEFANINI (Saisons 1980-1987)

 

 

 

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Né le 16 Avril 1963 à Philippeville (Algérie)

 

Le nom d’Eric Stefanini évoque à lui seul cette folle soirée du 2 novembre 1983   où en l’espace d’une mi temps en direct devant les cameras de TF1, la France reste émerveillée devant ces footballeurs tango qui asphyxièrent le grand Austria de Vienne de Prohaska  en marquant en moins d’une mi temps trois but. Les français découvrent alors un jeune homme de 20 ans plein du culot et de talent, Eric Stefanini  qui d’un centre magnifique permet à Omar Séné de marquer le premier but de la tête. Ensuite après le second but de Miton , viendra la 43 ème minutes et le BUT. Ce but qui hante la mémoire de chacun des supporters de Laval. Ce but qui qualifie virtuellement le Stade Lavallois et qui fait chavirer toute une ville et tout un département. Un chef d’œuvre de culot.  Sur un mauvais renvoi d’un défenseur autrichien après un excellent travail de Thordarsson , le ballon arrive sur Eric Stefanini, positionné à une trentaine de mètres des buts de l’Austria. De son pied gauche il le reprend de volée  sans se poser de questions. Le ballon termine sa course dans le but du gardien autrichien Koncilia ébahi. Un moment de grâce où l’un des produits du centre de formation du Stade Lavallois venait de rentrer dans la légende.

 

But d'Eric Stefanini contre l'Austria : link

 

 

 

Arrivé en 1979 au Stade Lavallois , Eric Stefanini débutera à 17 ans en équipe première le 13 Décembre 1980 à Lille. Doté d’un excellent pied gauche, il continua son apprentissage pour véritablement exploser lors de la saison 1983-1984 où il intégrera l’équipe de France espoir. Eric Stefanini deviendra ensuite un joueur essentiel du Stade Lavallois pendant 3 saisons. Après 7 saisons sous le maillot tango , il quitte le club en 1987.Contre toute attente ,il signe  en D2 au Nîmes Olympique dont les ambitions le séduisent. Malheureusement après une saison où les crocodiles ne se distinguent guère, il part pour le Havre lui aussi en deuxième division. En terminant 3éme, il  jouera  les pré-barrages d’accession en première division sans succés. En déshérence, Eric Stefanini  débarque en 1990 au Red Star où il passera  deux saisons comme titulaire et marquera 10 buts. Bon joueur de Division 2 au blason redoré , il rejoint  le SCO d’Angers 1991. Bon choix puisque les angevins terminent deuxième en 1992, échouant en barrage face à Strasbourg et monte la saison suivante. Eric Stéfanini retrouve enfin l’échelon supérieur qu’il n’aurait  dû jamais quitter. Capitaine de l’équipe il ne pourra empêcher la relégation dés la première saison en Division1. Après une nouvelle saison dans la Super D2 à 22 clubs, il mettra fin à sa carrière.

Eric Stefanini espoir du football français, comme Loic Perard n’a sûrement pas connu la carrière qu’il méritait. La faute sûrement à un football professionnel en pleine mutation en cette fin des années 80 où le besoin de résultats immédiats exacerbait la concurrence entre joueur. La majorité des clubs étant loin de la stabilité et du cocon protecteur que pouvait offrir le Stade Lavallois  à ses jeunes joueurs talentueux.   

 

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Jacky Paillard (Saisons 1982-1987)

 

 

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Né le 6 Octobre 1962 à LAVAL (53)

 

Lavallois de naissance, Jacky Paillard  effectue  sa formation au Stade Lavallois et débute en première division à 20 ans le 25 Octobre 1982 contre le Brest Armorique. Ses deux premières saisons sont difficiles puisqu’il ne jouera que  2 matchs lors de la saison 1982/83 et  17 la saison suivante. Il disputera les 5 dernières minutes (remplaçant de K.Jank à la 85éme minute) du match Laval- Kiev et participera donc à l’exploit historique des tangos. Après cette saison 1983-1984 en demi teinte, les extraordinaires qualités de vitalité et d’abattage en milieu de terrain  de Jacky Paillard se révélèrent .Il devint pendant 3 saisons (1984-1987) le milieu défensif titulaire des tangos et le compléments indispensable d’un créateur comme Patrick Delamontagne.

En 1987, devenu l’un des meilleurs milieux de terrain français du championnat et en fin de contrat avec le Stade Lavallois , Jacky Paillard attise les convoitises. Malgré une opportunité avec le PSG du président Borelli, premier des rendez vous ratés avec le club parisien qui émailleront sa carrière, il signe au Toulouse FC. Le club entraîné par Jacques Santini est qualifié pour la coupe de l’UEFA et vient de conclure un ambitieux recrutement. Malheureusement le club de la ville rose malgré une campagne européenne honorable rester cantonné dans le milieu de tableau du championnat de France. Jacky Paillard pendant son contrat de trois ans est  l’un des joueurs les plus utilisés de l’effectif du TFC . A l’été  1990,  le PSG revient à la charge, mais Jacky Paillard préfère le projet sportif de Rennes qui souhaite construire son équipe autour de lui. Il n’y restera  pourtant qu’un an. En effet à la fin de sa première saison, le PSG de Michel Denisot et Arthur Jorge souhaite le recruter sans payer d’indemnités à Rennes. Il le pousse donc à démissionner du club breton mais au dernier moment le staff parisien fait volte face pour conclure un accord avec l’OM pour le transfert de Pardo, Fournier et Germain.

Victime des mœurs du football des années 90 où le joueur n’est devenu qu’une monnaie d’échange entre les grands clubs, le lavallois restera  deux mois au chômage.

Après cette mésaventure, Jacky Paillard finit par rejoindre  Strasbourg de  Gilbert Gress qui évolue en Division 2. En 1992, il rentre dans la légende du club alsacien lors du barrage d’accession en 1ère division  contre Rennes son ancien club qui l’avait mis aux prud’hommes suite à l’épisode parisien. Le 13 Mai 1992, dans un stade le la Meinau au bord de l’explosion, il inscrit un doublé (victoire 4-1) qui propulsera le Racing à l’échelon supérieur. En homme de caractère, éduqué à l’école lavalloise, Jacky Paillard a ce soir là pris sa revanche sur un milieu du football qui ne l’avait guère épargné.

Après deux  années à Strasbourg, il rejoint  en 1994 à nouveau Toulouse où son ami Jean Luc Ruty conduit les destinés du club  alors en deuxième division. Il y effectuera ses deux dernières saisons  qui se solderont par une descente en National.

Avec plus de 365 matchs professionnels à son compteur, Jacky Paillard laisse derrière lui une carrière exemplaire. Malgré le regret peut être de n’avoir pas pu exprimer son talent dans des clubs plus huppés ; il restera à jamais dans le cœur des supporters lavallois. Enfant de Laval, travailleur acharné il est de ces joueurs de caractère qui  ont permis au club mayennais de faire trembler les plus grands.

 

 

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Il convient de rajouter à cette liste deux joueurs mayennais issus eux aussi de la première promotion du centre de formation qui firent quelques apparitions en équipe première

 

 

 

Stéphane Morillon (1978-1981)

 

 

Né le 5 Avril 1961 à LAVAL (53)

 

Attaquant

 

Lien avec sa fiche sur TangoFoot : link

 

 

 

 

Gilles Moreau (1979-1982)

 

 

Né le 2 Septembre 1960 à LAVAL (53)

 

Défenseur

 

Lien avec sa fiche sur TangoFoot : link

 

 

 

Un autre joueur né en Mayenne a marqué les premières années du Stade Lavallois en 1ère Division.

 

 

Philippe Redon (Saisons 1980-1983)

 

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 Né le 12 décembre 1959 à Gorron (53)

 

Né  lui aussi à Gorron comme Michel Cougé,  cet attaquant  sera rapidement malheureusement pour le stade lavallois  repéré par le Stade Rennais où il signera son premier contrat professionnel en 1974.Il quittera pourtant en 1975 la capitale bretonne et  poursuivra sa carrière au Red Star. Enfant de la Mayenne, il disputera avec l’équipe de la banlieue parisienne les barrages d’accession à la 1ère division contre le  Stade Lavallois .Malgré la défaite de son équipe, Philippe Redon connaîtra la joie de jouer à l’échelon supérieur en signant au PSG (1976-1978), puis à Bordeaux (1978-1979) et enfin à Metz (1979-1980). Avec plus de 130 matchs en 1ère division, ce mayennais d’origine se devait un jour ou l’autre de revêtir le maillot tango. Ce fut chose faite en 1980, où ce joueur   adroit, rapide et doté d’une grande intelligence de jeu signa au Stade Lavallois. L’enfant de Gorron était enfin de retour sur la terre de Mayenne. Il y restera 3 saisons et apporta toute son expérience  aux jeunes joueurs de l’équipe lavalloise. Il sera l’un des éléments essentiels de l’équipe qui terminera 5 ème du championnat en 1983. Après cette magnifique aventure il partira pour Rouen, Tahiti, Saint Etienne et Créteil. Après  prés de 300 matchs dans l’élite, Philippe Redon prendra sa retraite et débuta un brillante carrière d’entraîneur qui le mènera à la tête de différentes sélections étrangères : Cameroun, l’Égypte, l’Arabie Saoudite et le Libéria.

Homme d’une grande intelligence, il a noté que Philippe Redon fait rare dans le  milieu du football est Docteur en Pharmacie de l’Université de Rennes.

 

Etrange parcours que celui de Philippe Redon qui semblait fuir le maillot tango au point de l’affronter en ce mois de Juin 1976. Pourtant ces trois années sous les couleurs lavalloises resteront à jamais dans les mémoires.

 

 

 

Livre de la saison 1982

 

 Livre Saison football 1982

 

 

 saison de football 1982

redon

 

Philippe Redon échappe à  Luis Fernandez.

 

 

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Avec cette première génération, le centre de formation du Stade Lavallois  devient rapidement une référence pour bien des clubs du championnat de France. Mais le plus beau restait à venir. En effet lors de la saison 1983-1984 , alors que l’équipe première composée des Sorin, Goudet,Pérard ,Stefanini et consorts  brillait sur la scène européenne , les nouveaux pensionnaires du centre de formation allaient faire parler d’eux. Sous la direction de Bernard Maligorne , dont on ne soulignera jamais assez l’importance dans l’aventure tango ,les jeunes pousses lavalloises  remportèrent ce qui reste une référence pour un club la fameuse coupe  Gambardella en battant Montpellier en finale à Tours à l’issue de l’épreuve des tirs au but ( 0-0 à la fin du temps réglementaire).

Pour parvenir à cet exploit , les jeunes lavallois avaient successivement terrassé : l’US Avranches ( 2-1) , l’US Saint-Convoïon de Redon (8-0) , l’US de Lehon (2-1),le Stade Brestois ( 3-1), le Véloce Vannetais ( 0-0 3 tb à 2 ) , les Girondins de Bordeaux  ( 4-0) et le Stade Rennais ( 1-1 4 tb à 3 ).

L’équipe du Stade Lavallois était composée de : L.Chatrefoux, B.Reuzeau , O. Girard, O.Blino, A .Drouet,C.Laigneau ,JL Dogon, G Gomis, L.Lambert ,D. Gloarec et T.Leroux.

Malheureusement cette victoire conduira en partie le Stade Lavallois à sa perte. L’idée novatrice du président Bisson qui permit  au club d’assurer pendant de nombreuses années sa place dans l’élite malgré le budget  le plus faible du championnat se heurta aux nouvelles mœurs du football de cette fin des années 80.En effet les dirigeants mayennais conscients du potentiels des joueurs issus de son centre de formation avaient pris l’habitude de leur proposer des contrats longs ( 4 ans) afin de se préserver du pillage de ses meilleurs éléments. Du coté des jeunes joueurs cette confiance et la fierté de porter le maillot tango semblaient freiner les envies d’ailleurs jusqu’au terme de leurs contrats. Ainsi allait la vie sur les bords de la mayenne.

Pourtant l'arrivée de nouveaux investisseurs dans le football, dont les plus emblématiques sont sans aucun doute Lagardère et Bernard Tapie changera profondément la donne. Ces dirigeants ambitieux limités dans le recrutement de joueurs étrangers (l’arrêt Bosman n’étant pas encore d’actualité !) vont se livrer un guerre sans merci pour faire signer les meilleurs joueurs français. Dans cette bataille le Stade lavallois apparaît comme  une proie facile. Ces jeunes joueurs sont talentueux, ont souvent une expérience des joutes de la première division et surtout sont « donnés » au regard des salaires que pratiquent les dirigeants mayennais  habitués chaque saison à jongler avec un budget dérisoire.

Un joueur au talent des plus prometteurs symbolisera ce pillage : Denis Zanko. Tranféré en au Matra Racing en 1985 après seulement une année en équipe première et 27 matchs en première division. D'ailleurs l'équipe de Lagardère pris l'habitude d'effectuer son marché au sein de l'équipe lavalloise chaque année : Denis Zanko (85), Loic Perad ( 86) et Jean Luc Dogon (88).

 

Laval incapable de s’aligner sur les propositions de ces » nouveaux riches  »   devra donc se résigner année après  année  à voir partir systématiquement ses meilleurs joueurs dés leur éclosion  et à  essayer tant bien que mal de rebâtir une équipe compétitive à chaque début de saison avec ses faibles moyens.  Ce numéro d’équilibriste  ne durera que 3 saisons avant  la descente en Division 2 qui paraissait inéluctable  pour bien des observateurs. Laval sera donc l’une des premières victimes de ce football business ou une petite ville rurale ne pèse plus rien face aux grandes métropoles et leur puissance économique. Fin d’une époque ou le football était avant tout un histoire d’hommes avant d’être une histoire de gros sous. 

Parallèlement à ce pillage organisé de ses talents, le club perdra la clef de voûte de son centre de formation : Bernard Maligorne. En effet à la fin de la saison 1983-1984   il quitte le Satde Lavallois en déclarant «  j’ai l’impression que depuis quelques temps nous ne parlons plus au Stade Lavallois le même langage ». Il fut remplacé par E Huddanski entraîneur au centre sportif des armées de Fontainebleau. Malgré les qualités de ce dernier , le centre de formation du Stade Lavallois concurrencé  par d’autres clubs qui avaient souvent copié les recettes du « miracles mayennais  » tombera petit à petit dans un certain anonymat. 

Nous rendrons ici hommage à cette génération dorée de jeunes joueurs du Stade Lavallois  qui connaîtront pour la plupart de grandes carrières après leur départ de Laval. 

 

Bertrand Reuzeau (Saisons 1984-1990)

 

 Laval

 

Né le 1er Avril 1966 à Mayenne (53)

 

Né à Mayenne Bertrand Reuzeau intègre très tôt le centre de formation du Stade Lavallois. Excellent défenseur il sera l'un des piliers de  l’équipe  vainqueur de la Coupe Gambardella en 1984. Il sera logiquement appelé en équipe première la saison suivante et fait sa première apparition en D1 le 21 Août 1984 contre l’AJ Auxerre . Titulaire indiscutable à partir de 1985 au poste de latéral droit, il enchaîne les saisons pleines. Il devient l'un des éléments clé de l'équipe de Michel le milinaire et l'un des meilleurs défenseurs du championnat de France. Cette reconnaissance il la connait parallèlement sous le maillot tricolore au sein de l’Equipe de France espoir. En 1988, il est devient avec les « bleuets  » championne d’Europe Espoir, avec notamment ce que certains qualifieront de « générations perdue  » du football français :  Eric Cantona , Stephane Paille et Vincent Guérin. Malheureusement la saison 1988-1989 marque pour le Stade Lavallois la fin du rêve. Malgré sa combativité , Bertrand Reuzeau ne pourra éviter à l'équipe mayennaise la descente en Division 2.Certainement l'un des joueurs les plus convoités , il restera fidèle au maillot tango pour essayer de participer à la remontée . Après une saison en ligue 2 qui n'a en rien altéré sa cote auprès des grands clubs, à 24 ans Bertrand Reuzeau doit quitter la Mayenne pour poursuivre une carrière en adéquation avec son talent. A la surprise générale il débarque sur la canebière où l'OM le recrute afin d'étayer son banc pour pallier à d'éventuelles blessures des défenseurs titulaires que sont Manuel Amoros , Basile Boli ou Bernard Casoni. Cette situation de supplétif ne durera que deux mois, Bertrand Reuzeau quitte le Sud pour le Nord et le club de la métropole Lilloise. :le LOSC.

Sous le maillot des dogues, il s’impose rapidement sur son coté droit et contribue largement à l’excellente  6ème place de Lille en championnat. A la fin de son prêt, il revient à Marseille pour être définitivement transféré à Montpellier. Comme dans le Nord , il devient un des tauliers de l’équipe du président Louis Nicollin pendant les quatre premières saisons ( 1991-1995) .Il participera avec le club héraultais à une finale de  Coupe de France en 1994 perdue contre Auxerre sur le score sans appel de 3-0 ( Bertrand Reuzeau sera remplacé à la 57ème par Bruno Alicarte) . Titulaire pendant 4 saisons, Bertrand Reuzeau connaîtra une  saison 1995-1996 plus compliquée avec le retour de Pascal Baills qui le poussera progressivement sur le banc.

A 30 ans, il  ne parvint pas à trouver un club  de première division  pour l’accueillir et c’est à Sochaux, en D2, qu’il posa ses valises… Auteur d’une belle saison il se blesse gravement en fin de saison et sera  contraint de raccrocher les crampons.

Il restera ensuite dans le milieu du football en devenant entraîneur au sein de divers centres de formation : Sochaux, Saint Etienne et Sedan. Depuis 2005 il est en charge des jeunes du PSG.

Bertrand Reuzeau restera à jamais dans le cœur des supporters lavallois .

Il fut l’une des plus belles réussites de formation à la lavalloise et un joueur modèle. 

 

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Jean Luc Dogon ( 1984-1988)

 

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 Né le 13 octobre 1967 à  Valogne (50)

 

Jean Luc Dogon semble dès son plus jeune âge promis à une carrière brillante de   footballeur. Ses qualités physiques et techniques  en font un des joyaux du centre de  formation du Stade Lavallois. Michel le Millinaire le fait débuter en pro à 18 ans le 29 Mars 1985 contre le Matra Racing au milieu de  joueurs confirmés qui ont connu pour certains l'épopée  européenne. Avec ses copains du centre de formation il avait auparavant connu la consécration en remportant lors de la saison 1984 la  Coupe  Gambardella.  Milieu défensif  ou défenseur, il profitera  du rajeunissement des cadres consécutif aux nombreux départs en 1986  pour devenir un titulaire indiscutable de l'équipe mayennaise . En 1988, il devient en compagnie de Bertrand Reuzeau champion d'Europe avec l’équipe de France des espoirs. A la fin de son premier contrat, lucide sur l'avenir sombre qui attend le Stade Lavallois  Jean Luc Dogon   profite de sa notoriété pour signer dans un grand club. Ce sera au Matra Racing ou il rejoint un autre lavallois Loïc Perard  et une constellation de stars : Bossis , Francescoli etc. Pourtant l'aventure du deuxième club  parisien ne décollera jamais. En fin de saison 1989 soucieux de connaître le haut niveau, Jean Luc Dogon quitte le Racing pour les girondins de Bordeaux. Il y restera  six ans et connaîtra presque tout avec : une relégation en D2  en 1991 puis une remontée  la saison suivante et surtout une finale perdue de Coupe de l'UEFA en 1996 contre le Bayern de Munich après avoir éliminé en quart le grand  Milan AC. En août 1993 il est appelé  pour jouer contre la Suède  par Gérard Houiller alors sélectionneur en  équipe de France pour la campagne de qualification pour la Coupe du monde américaine comme arrière droit.  Ce sera son unique expérience en bleu.

Après ce long bail sur les bords de la gironde, Jean Luc Dogon rejoint en 1996 le Racing Club de Strasbourg. Il retrouvera en 1997 son ancien club les girondins de Bordeaux en finale de Coupe de la Ligue  qu'il remporte avec les strasbourgeois. Ayant perdu le poste de titulaire indiscutable, il refera ses valises pour deux saisons à Rennes marquées par des blessures. Après une ultime expérience en Division 2 à Créteil il raccrochera en 2001 les crampons.

 

Depuis 2007, il s’occupe de la formation au sein des girondins de Bordeaux.

 

Jean Luc Dogon est certainement l’un des défenseurs les plus talentueux ayant évolué sous le maillot tango.

 

 

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Denis Zanko (1984-1985)

 

 

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Né le 13 Avril 1964 à  LAVAL (53)

 

Né à Laval, il commence le football à St Berthevin et rejoint en 1978 le Stade Lavallois pour parfaire sa formation. Beaucoup d’observateurs prédisent un grand avenir à ce joueur pétrit de talent. Après l’épopée européenne du Stade Lavallois, le Président Bisson et Michel le Milinaire décidèrent à l’orée  de la saison 1984-1985   de faire appel aux jeunes formés au club. Denis Zanko débute en Division 1  contre le Racing club de Strasbourg et confirme  toutes ses qualités. Il disputera 27 matchs et marquera 2 buts lors de cette première saison parmi l’élite. Le public de le Basser a trouvé sa nouvelle coqueluche.  Mais le football de ce milieu des années 80 ne s’embarrasse plus de sentiments. On parle maintenant d’investissement et de « capital joueur  qu’il faut faire fructifier avant de le revendre au meilleur prix ». Parmi ces nouveaux investisseurs, Jean Luc Lagardère le puissant patron de Matra. Son rêve est de faire de l’équipe de son enfance le mythique  Racing Club de France au maillot ciel et blanc le deuxième grand club de la capitale. A la fin de la saison 1984-1985, alors que le  Stade Lavallois fini 10 ème malgré ses faibles moyens, le Racing Club de Paris (nouvelle appellation du RCF) est relégué en seconde division. Jean Luc Lagardère en capitaine d’industrie qu’il est, décide alors d’employer les grands moyens pour retrouver l’élite  au plus vite en s’offrant les meilleurs joueurs à prix d’or.

Il frappe un grand coup en faisant signer le libero de l’équipe de France demi finaliste de la Coupe du Monde 1982 et Champion d’Europe 1984 Maxime Bossis qui à 30 ans réalise une excellent opération financière avant la prochaine Coupe du monde au Mexique. Mais pour que son club s’inscrive dans la durée et construire une grande équipe, Jean Luc Lagardère doit aussi recruter des talents  en devenir. Sur les bords de la Mayenne, un jeune joueur attire déjà les convoitises Denis Zanko. Les dirigeants lavallois en quête d’argent vont se résoudre donc à laisser partir leur nouveau joyau  vers l’eldorado parisien.

Le Racing Club de Paris retrouva sans difficulté la première division au terme de la saison 85/86 mais Denis Zanko crédité d’une saison moyenne (26 matchs) ne fut pas conservé. Jean Luc Lagardère en homme pressé n’avait pas le temps de laisser le jeune mayennais s’épanouir, le retour sur investissement devait être immédiat. Pour renforcer son équipe en vue de jouer les premiers rôles dans l’élite, il  avait jeté son dévolu sur un autre milieu de terrain lavallois Loïc Perard  et venait de faire signer trois joueur de classe internationale : l’allemand Pierre Littbarski, l’uruguayen  Enzo Francescoli et  Luis Fernandez débauché du PSG.  

Denis Zanko commence alors une carrière de joueur de deuxième division. Il rejoint le FC Tours pour deux saisons puis Dunkerque pendant trois saisons. En 1991 il signe à l’ASOA Valence en troisième division. Il connaitra avec le club drômois l’accession en en Division 2 puis   disputera encore trois saisons à cet échelon en étant  promu capitaine de l’équipe. 

En 1995, il met  fin à une carrière de joueur qui n’aura jamais  été à la hauteur de ses indéniables qualités.

Il se lance alors dans une carrière d’entraineur à Valence. Il s’occupera d’abord des 17 ans puis deviendra entraineur adjoint du club. En Novembre 1999 après la démission de Bruno Metsu, il prend la direction de l’équipe première mais ne peut éviter la relégation en National. Au début de la saison 2000 /2001, après quatre défaite consécutive il est remercié. Il quitte un club auquel il aura consacré prés de dix ans de sa vie. Après 1 an comme entraineur adjoint en CFA 2 à Montélimar, il prendre la direction de LAVAL.

En effet l’enfant prodigue, que les supporters de Le Basser n’ont jamais oublié revient comme entraineur du centre de formation du Stade Lavallois. Une revanche pour ce produit de la formation lavalloise  parti trop tôt du club tango.

De 2002 à 2008, il fit l’unanimité par ses qualités de pédagogue et son sens du contact auprès des jeunes pousses tango. En 2008 attiré par un nouveau challenge il accepte de prendre la direction du centre de formation des voisins du MUC 72.

Trajectoire particulière de ce fils du Stade Lavallois, enfant doué du centre de formation promis à une grande carrière noyé dans un football qui ne laisse  pas le temps à un joueur de se construire. Devenu au fils du temps,  un entraineur qui devra éviter que ne se reproduise pour les gamins dont il a la charge la même histoire que celle qu’il a vécu. Denis Zanko a grandi et bien grandi. Il est devenu un élément de l’histoire du Stade Lavallois et peut être un jour l’un des moteurs de son avenir.  

 

 

 

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 Denis Zanko entraineur .

 

 

 

 

 

  

Loïc Lambert  (1985-1990)

 

 

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Né le 25 Octobre 1966 au MANS (72)

 

Sarthois d’origine, il rejoint à 16 ans le centre de formation du Stade Lavallois. Vainqueur de la coupe Gambardella en 1984, il  s’affirme comme un milieu de terrain défensif de qualité. Dés le début de la saison 1985, il devient un titulaire indiscutable de l’équipe mayennaise en première division. Joueur de devoir, au gabarit moyen mais au rendement impressionnant, il sera  l’un des piliers de l’entre jeu lavallois  surtout après les départs de ses ainés Loïc Perard, Eric Stéfanini et Jacky Paillard. De 1985 à 1989, il disputera plus de 120 matchs en Division 1 et inscrira 7 buts. Malgré cette constance  au plus haut niveau, il  connaitra la relégation avec Laval à la fin de la saison 1988-1989. Comme son ami Bertrand Reuzeau, il restera une année de plus au Stade Lavallois pour tenter l’improbable pari de la remontée sous la houlette de Michel le Milinaire.

Agé de 24 ans, ne pouvant se permettre une nouvelle saison à l’étage inférieur, il opte en 1990 pour AS St Etienne et endosse le mythique maillot vert.

Après trois saisons et 66 matchs dans le club du Forez, il signe en 1993 au Stade Rennais en Ligue 2  dans une équipe ambitieuse qui vise l’accession. Ce sera chose faite au terme d’une saison pleine dont Loïc Lambert fut l’un des principaux artisans. L’aventure en rouge et noir durera encore quatre saisons pour Loïc  en Ligue 1. Peu utilisé lors de l’exercice 97/98, il se résoudra à la fin de saison à rejoindre  Valence, club de Ligue 2 qui avait pour entraineur adjoint un ancien lavallois : Denis Zanko.

Après une saison en Ligue 2 à Valence puis en CFA à Vitré, Loïc Lambert met fin en l’an 2000  à un extraordinaire parcours dans le football professionnel de 15 ans et de 410 matchs en équipe première. 

Il débutera une carrière d’entraineur et dirigera une équipe mayennaise l’US Changé entre 2005-2007, avant de rejoindre le staff du Stade Rennais. 

 

Loïc Lambert fait parti de ces joueurs essentiels pour une équipe qui ne connaissent que rarement une exposition médiatique. Travailleur de l’ombre au volume de jeu phénoménal, il apportait une stabilité à l’ensemble de l’équipe lavalloise. Sa carrière exceptionnelle couronne l’un des plus brillants éléments de la génération 84. 

 

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Loïc LAMBERT face à The King Eric Cantona. L'époque où Laval tutoyait les plus grands. 

 

 

 

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